Vitamine D3 : faut-il forcément l’associer à la vitamine K2 ? Et quelle place pour Suprême os et articulations ?

Illustration comparant la vitamine D3 et la vitamine K2, avec des aliments sources de lipides et de vitamine K, dans un article expliquant si leur association est nécessaire.

Les compléments alimentaires associant vitamine D3 et vitamine K2 sont aujourd’hui très présents sur le marché. Cette association est parfois présentée comme incontournable, au point de laisser penser que la vitamine D3 ne pourrait pas être correctement absorbée ou utilisée sans vitamine K2.

Mais est-ce réellement le cas ?

Les données scientifiques disponibles invitent à apporter davantage de nuance. La vitamine K2 n’est pas indispensable à l’absorption intestinale de la vitamine D3, même si ces deux vitamines peuvent intervenir de manière complémentaire dans certains processus physiologiques, notamment liés à la santé osseuse.

Voyons ce que dit réellement la science et comment interpréter, dans ce contexte, la présence de vitamine D dans un nutraceutique comme Suprême.

La vitamine D3 est une vitamine liposoluble

La vitamine D3, également appelée cholécalciférol, appartient à la famille des vitamines liposolubles.

Cela signifie notamment que les conditions alimentaires peuvent influencer son absorption digestive.

Plusieurs travaux ont ainsi étudié l’impact du repas et des matières grasses sur l’absorption de la vitamine D.

Dans une étude de Mulligan et Licata, la prise de vitamine D avec le repas principal de la journée a été associée à une augmentation des concentrations sanguines de 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D].

Une autre étude publiée en 2015 a montré que la présence de matières grasses dans le repas augmentait significativement l’absorption de vitamine D3 par rapport à un repas dépourvu de matières grasses. Le pic plasmatique de vitamine D3 était environ 32 % plus élevé avec un repas contenant des lipides.

Comment prendre sa vitamine D3 en pratique ?

Il peut donc être judicieux de prendre la vitamine D3 pendant ou juste après un repas contenant naturellement une source de lipides, par exemple :

  • huile d’olive ;
  • avocat ;
  • œufs ;
  • noix et amandes ;
  • graines ;
  • poissons gras.

Il n’est pas nécessaire de consommer un repas particulièrement riche en graisses : l’objectif est simplement d’éviter, lorsque cela est possible, de prendre la vitamine D complètement à jeun ou avec un repas totalement dépourvu de lipides.

La vitamine K2 est-elle indispensable à l’absorption de la vitamine D3 ?

La vitamine K2 n’est pas nécessaire à l’absorption intestinale de la vitamine D3.

La vitamine D peut donc être absorbée et exercer ses fonctions physiologiques sans qu’une supplémentation en vitamine K2 soit systématiquement associée.

Cette distinction est importante, car on confond parfois deux notions :

l’absorption de la vitamine D3 d’une part, et les fonctions complémentaires des vitamines D et K dans l’organisme d’autre part.

Pourquoi associe-t-on alors souvent vitamine D3 et vitamine K2 ?

La vitamine D et la vitamine K interviennent toutes deux dans des mécanismes liés au métabolisme osseux, mais elles n’exercent pas exactement les mêmes fonctions.

La vitamine D contribue notamment :

  • au maintien d’une ossature normale ;
  • au maintien d’une fonction musculaire normale ;
  • à l’absorption et à l’utilisation normales du calcium et du phosphore ;
  • au maintien d’une calcémie normale.

Ces allégations sont officiellement autorisées au niveau européen.

La vitamine K participe, quant à elle, au fonctionnement de différentes protéines vitamine-K-dépendantes et contribue notamment au maintien d’une ossature normale et à une coagulation sanguine normale.

Il existe donc une certaine complémentarité physiologique entre vitamine D, vitamine K et métabolisme osseux.

Mais complémentarité ne signifie pas obligation.

À ce jour, les données disponibles ne permettent pas d’affirmer que chaque personne prenant de la vitamine D doit obligatoirement y associer une supplémentation en vitamine K2.

D3 + K2 : une association intéressante dans certains contextes, mais pas systématique

L’utilisation simultanée de vitamine D3 et de vitamine K2 peut être envisagée dans certaines stratégies nutritionnelles.

Cependant, le raisonnement doit rester individualisé.

Il faut notamment tenir compte :

  • de l’alimentation ;
  • de l’âge ;
  • du statut en vitamine D ;
  • de la santé osseuse ;
  • des éventuelles pathologies ;
  • des médicaments utilisés ;
  • des autres compléments alimentaires déjà consommés.

Il est donc préférable de ne pas raisonner selon la règle simpliste :

« Je prends de la vitamine D, donc je dois obligatoirement prendre de la K2. »

Attention à la vitamine K en cas de traitement anticoagulant

Illustration d’avertissement sur la vitamine K et les traitements anticoagulants, soulignant le risque d’interaction avec les antivitamines K et la nécessité d’un avis médical.

C’est un point particulièrement important.

La supplémentation en vitamine K nécessite une vigilance chez les personnes prenant certains médicaments anticoagulants, notamment les antagonistes de la vitamine K.

Le NIH rappelle que la vitamine K peut notamment interagir de manière importante avec des traitements tels que la warfarine, mais également avec d’autres médicaments de la même famille comme l’acénocoumarol.

Chez une personne sous traitement antivitamine K, il ne faut donc pas ajouter librement un complément contenant de la vitamine K ou de la K2 sans en discuter avec le médecin ou le professionnel de santé qui suit le traitement.

Et Suprême os et articulations dans tout cela ?

Lorsqu’on analyse un nutraceutique, il est essentiel de ne pas s’arrêter à la simple présence d’un ingrédient dans la liste.

Ce sont les quantités réellement apportées par la dose journalière qui permettent d’interpréter la formulation.

Dans la formulation de Suprême présentée ici, une dose journalière de 9 g apporte :

  • 7 g de collagène hydrolysé ;
  • 388 mg de calcium, soit environ 50 % des VNR ;
  • 2,5 µg de vitamine D, soit 100 UI et 50 % des VNR indiquées sur l’étiquetage.

Ces 100 UI de vitamine D doivent donc être replacées dans le contexte de l’ensemble de la formulation.

Suprême os et articulations n’est pas avant tout un complément de vitamine D

La présence de vitamine D dans Suprême ne signifie pas que ce nutraceutique constitue à lui seul une supplémentation en vitamine D adaptée à toutes les situations.

Son intérêt doit plutôt être considéré à travers l’association globale de plusieurs nutriments, notamment :

collagène hydrolysé + calcium + vitamine D.

La vitamine D contribue notamment à l’absorption et à l’utilisation normales du calcium et du phosphore ainsi qu’au maintien d’une ossature et d’une fonction musculaire normales.

Le calcium contribue également au maintien d’une ossature normale et au fonctionnement musculaire normal.

Cette combinaison présente donc une cohérence nutritionnelle dans une formule destinée à apporter simultanément du collagène, du calcium et une quantité modérée de vitamine D.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il serait nécessaire d’ajouter automatiquement de la vitamine K2 pour permettre l’absorption des 100 UI de vitamine D présentes dans Suprême.

Faut-il ajouter de la vitamine K2 lorsqu’on prend Suprême ?

Pas automatiquement.

Le simple fait qu’un produit contienne de la vitamine D ne constitue pas à lui seul une indication à prendre également de la vitamine K2.

La décision doit plutôt tenir compte du contexte individuel :

  • alimentation ;
  • statut en vitamine D ;
  • âge ;
  • état osseux ;
  • exposition solaire ;
  • traitements médicamenteux ;
  • autres compléments alimentaires ;
  • éventuelles recommandations médicales.

Il est également important de cumuler toutes les sources de vitamine D consommées dans la journée.

Par exemple, une personne peut prendre simultanément Suprême, un multivitamines et un complément spécifique de vitamine D. La quantité totale apportée par l’ensemble des produits doit alors être prise en considération.

Et si une personne présente une carence en vitamine D ?

C’est une situation différente.

Une insuffisance ou une carence documentée en vitamine D peut nécessiter une supplémentation spécifiquement adaptée.

Dans ce cas, les 100 UI apportées par Suprême doivent être intégrées à l’apport quotidien total, mais cette quantité ne permet évidemment pas, à elle seule, de déterminer la dose nécessaire pour corriger une carence.

La prise en charge doit tenir compte :

  • de la situation clinique ;
  • des apports alimentaires et complémentaires ;
  • des facteurs de risque individuels ;
  • et, lorsqu’un dosage est médicalement indiqué, de la concentration sanguine en 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D].

Les recommandations 2024 de l’Endocrine Society soulignent également qu’il faut distinguer certaines situations cliniques particulières de la supplémentation ou du dépistage systématique chez les adultes en bonne santé. Chez les adultes en bonne santé sans indication particulière, l’organisation déconseille notamment le dépistage systématique de la 25(OH)D.

Vitamine D3 : que retenir ?

1. La vitamine K2 n’est pas indispensable à l’absorption de la vitamine D3

La vitamine D3 peut être absorbée indépendamment de la présence de vitamine K2.

2. La vitamine D3 étant liposoluble, le repas peut influencer son absorption

La prendre au cours d’un repas contenant une source de matières grasses constitue une approche pratique cohérente avec les données scientifiques disponibles.

3. D3 et K2 possèdent néanmoins certaines fonctions complémentaires

Leur association peut être pertinente dans certains contextes, notamment dans des stratégies liées à la santé osseuse, mais cela ne justifie pas une supplémentation systématique en K2 pour toute prise de vitamine D.

4. Une prudence particulière s’impose avec les anticoagulants antivitamine K

Une supplémentation en vitamine K ou K2 ne doit pas être ajoutée sans avis professionnel chez les personnes concernées par ces traitements.

5. Suprême apporte 100 UI de vitamine D par dose

Cette quantité doit être interprétée dans le cadre de la formule complète, associant notamment 7 g de collagène hydrolysé et 388 mg de calcium.

6. Une carence en vitamine D nécessite un raisonnement différent

Lorsqu’une insuffisance ou une carence est identifiée, la stratégie de supplémentation doit être adaptée au contexte individuel et ne peut pas être déterminée uniquement à partir de la quantité de vitamine D présente dans Suprême.


Conclusion

L’association vitamine D3 + vitamine K2 est souvent présentée comme incontournable, mais la réalité scientifique est plus nuancée.

La vitamine D3 n’a pas besoin de vitamine K2 pour être absorbée. En revanche, étant liposoluble, sa prise au cours d’un repas contenant des lipides peut favoriser son absorption.

Vitamine D et vitamine K participent toutes deux à certains mécanismes impliqués dans la santé osseuse, mais cela ne signifie pas qu’une supplémentation en K2 soit automatiquement nécessaire dès que l’on consomme de la vitamine D.

Concernant Suprême, les 100 UI de vitamine D apportées par dose doivent être considérées dans le contexte de la formulation complète, notamment avec 388 mg de calcium et 7 g de collagène hydrolysé.

Comme toujours en micronutrition, l’objectif n’est pas d’additionner systématiquement les compléments, mais de personnaliser les apports en fonction de l’alimentation, du terrain, des traitements, des analyses lorsqu’elles sont indiquées et des besoins réels de la personne.

Cet article est proposé à titre informatif et ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou une prescription individualisée.

Références scientifiques